Narcotique

Le Monde Appartient aux Fous

Mercredi 22 avril 2009 à 0:02

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Une envie suivie d'un sentiment de culpabilité me ronge depuis quelques temps.
La nuit j'ai envie de me relever et je me bats entre ma raison et ma passion
pour ne pas le faire. Je suffoque, ça me manque. J'en ai envie.

Ai-je perdu le goût d'écrire? En ai-je perdu la passion?
La raison peut-être alors?

Ou tout simplement ma plume tant agressive autrefois,
dénonçant toutes les implications malmenées de mon Etre,
est-elle devenue passive?

Pourquoi écrire puisque les autres le font mieux?
Pourquoi écrire puisque personne et encore moins moi-même ne lisons ce qui est écris sur ces pages?

Ma plume est agressive et passive à la fois.
Est-ce une réelle douleur ou un cri du coeur
tentant de me forcer à reprendre la plume?

L'autre jour, à la Poste, en écrivant plusieurs fois mon nom et adresse,
j'ai ressenti une vive douleur dans le poignet.
Une douleur que je n'avais pas ressenti depuis le collège,
l'époque où mon poignet s'éreintait à écrire des lignes les
unes à la suite des autres, plus semblables les unes que les autres :
ces satanées punitions.

Oui, mon poignet est devenu trentenaire, fumeur et buveur de bière.
Il a pris du bide et crache ses poumons à peine après avoir couru dix mètres
pour rattraper le métro un soir après le boulot.

Entre mon poignet et ma plume, c'est une longue histoire d'amour.
Une histoire qui a été longue à démarrer, qui a nécessité beaucoup
de préliminaires, de romantisme et de patience.
Maintenant, ils ne sont plus que deux étrangers, sans réels désirs
l'un envers l'autre.

Pourtant j'y mets du mien, j'ai mis From Every Sphere, album merveilleux d'Ed Harcourt,
j'ai tamisé la lumière, je leur ai crée une petite ambiance cocoon à tous les deux
pour qu'ils puissent "remettre ça comme autre fois".

Mais rien n'y fait. Ma plume n'a pas oublié l'adultère subit tous les jours
par ces mains indélicates, caressant et fessant le clavier jour et nuit.

Ma plume est agressive passive.
Et Ed Harcourt chante "Watching the sun come up" et je me rends compte que sans ma plume,
ça fait bien longtemps que je ne vois plus le soleil se lever.

Mercredi 1er avril 2009 à 16:20

     C’est le confort, et notamment le fait d’en vouloir toujours plus qui est la cause de Tous les maux de la planète. De la méchanceté surtout, de celle des humains les uns envers les autres. On peut d’ailleurs remarquer que la Société Humaine est organisée en forme de pyramide, et cela quelque soit le continent, la race, l‘ethnie, la religion, ou tout autre critère que l‘on voudra prendre. Cela est flagrant dans le milieu de l’entreprise par exemple, dans l’Armée, au sein des grandes religions ou encore des communautés. Chaque individu a un grade dans la pyramide, et plus son grade est élevé, moins il a d’individus au dessus de lui, et plus il a de pouvoir sur une masse importante de gens. Et bizarrement, plus cet individu a de pouvoir, plus il vit dans un confort et un luxe de choses physiques. En réalité, plus il a de pouvoir, plus il Possède et VEUT posséder.

     Cette pyramide, aussi « démocratique » soit-elle (c’est-à-dire avec une masse à la base pouvant choisir la tête), n’en reste pas moins en réalité l’ascension de certains hommes sur d’autres, par l’écrasement de la base. On pourrait très bien illustrer cela par la montée d’une pyramide humaine à plusieurs étages : la base est d’accord pour décider qui monte en haut, elle choisit les étages du dessus. Il n’en demeure pas moins qu’elle est écrasée par le haut. On pourrait également prendre cette gravure que nous connaissons tous, datant de la Révolution Française, où on voit un serf (le Tiers-Etat), qui porte sur son dos, courbé, un Religieux (le Clergé) et un Noble (la Noblesse). Lesquels des trois sont le moins nombreux, et lesquels de ces trois ont le plus de confort et de goût pour le luxe ? Egalement celui de la montée du Nazisme en Allemagne dans les années trente, qui s’est faite très démocratiquement (ce qui justifiera d’ailleurs ses propos d’Adolf quelques jours avant la fin : « Le peuple ? Que m’importe le peuple ? N’attendez pas d emoi que je verse une seule larme sur le peuple !! C’est le peuple qui a choisi sa destinée !! »)

     Qu’importe donc qu’on écrase les autres à l’extérieur, dans la rue, au travail, à la guerre, qu’importe qu’on se comporte comme des enfoirés, dès lors que rentré chez soi, cela nous a permis d’avoir plus de confort. Avons-nous vraiment besoin d’un écran plat, d’un I-Pod, de prendre un bain tous les soirs dans un jacuzzi rempli de champagne de grande cuvée, un cigare à la bouche ? Tout ça juste pour améliorer notre petit confort. [aparté : en avons-nous réellement envie d’ailleurs ? En avons-nous envie pour les sensations elles-mêmes que procurent ces choses, ou plutôt par jalousie, parce que cela nous procurerait une impression de réussite supèrieure aux autres ?].

     Dès lors, la course à la puissance, à la fortune donc, est un objectif qu’il faut absolument avoir à l‘esprit tout le temps. Tellement tout le temps que c’est une seconde nature, que c’en est devenu plus une attitude inconsciente qu’une vraie pensée réfléchie. On nous l’inculque culturellement d’ailleurs, ne serait-ce que par des expressions comme « ascension sociale », en glorifiant les self-made men, qu‘on nous colle en exemple sur le P.A.F. Être le plus riche pour avoir le plus de confort possible, et peu importe la méthode. La fin justifie les moyens. D’aucuns s’étonnent après qu’il existe de la violence, de la voyoucratie (elle-même échelonnée en pyramide, remarquons-le). Mais c’est notre espèce absurde qui veut cela ! On est doué de réflexion, on fait des lois hypocritement pour avoir un cadre, des règles pour vivre ensemble, alors qu’intrinsèquement nous faisons tout pour nous opprimer les uns les autres, pour pousser les autres à enfreindre ces mêmes règles. C’est assez hypocrite, non ?

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[ Ou le luxe est l'effet des richesses, ou il les rend nécessaires ; il corrompt à la fois le riche et le pauvre, l'un par la possession, l'autre par la convoitise - Jean-Jacques Rousseau ]

Publié par leblogdeMonsieurDupont

Les interventions de M. Dupont

Lundi 23 février 2009 à 23:21

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Publié par Antiulcereuse

Vendredi 19 décembre 2008 à 19:59

Je suis là, assise devant mon laptop, à écrire ses quelques lignes, dans le chaos organisé de mon appart', deux hommes fumant leur joint s'amusent à faire un boeuf éléctro. L'un d'eux est une partie de moi. Déconnectée de ce qui m'entoure , j'écris.

Comment suis-je arrivée là? Dans cet appartement qui est le mien, que je partage avec un homme merveilleux, à sourire et rire de ses bêtises avec son pote et à écrire ces quelques lignes.

Tout à commencé le soir où j'ai décidé de rencontrer cet étudiant en stylisme, quand nous étions chez lui à regarder le grand journal sur canal+ . Il roulait un joint au moment où Sarkozy était annoncé comme invité dans l'émission et faisait son entrée sur le plateau. Là, j'ai dit «  Ce mec me débecte! » et il m'a répondu «  Moi je l'aime bien, il me fait rire. », ça m'a fait rire.

Non, en fait, ça avait commencé un peu avant, l'année de ma première je crois. J'étais une jeune fille comme tant d'autres, à manifester contre toutes les injustices du monde, à passer mon temps à boire et fumer des joints.
J'avais choisi la fillière Littéraire parce que je n'étais pas assez bonne en maths et je me pensais trop intelligente pour faire une fillière technique, avec en option cinéma. Cinéma parce que j'avais pas été acceptée en musique et que j'étais mauvaise en arts plastiques. Pas de doute, cinéma était fait pour moi, qui préférait le côté passionnel et artistique plutôt que le côté intellectuel...

Premiers déboires amoureux et sexuels, premières cuites, premières bagarres, premiers combats.
J'étais une vache enragée jetée dans la foule. Anarchiste, envers et contre tout, je criais ma rage.
Je la crachais plutôt.  La solitude m'envahissait chaque jours un peu plus, je m'isolais socialement, enfermée dans une pensée négative , peut-être à cause des problèmes financiers et relationnels que je vivais avec mes parents.

Un soir, au début de ma terminale j'ai ressenti la solitude beaucoup plus forte qu'habituellement, j'ai décidé de m'inscrire sur un site de rencontre. C'était un cri de désespoir, un pavé jeté dans la marre, moi qui avais toujours craché sur les site de rencontre et sur le côté désespéré de l'acte, j'en venais à m'inscrire sur un de ses sites, croyant que je pourrais enfin remédier à ma solitude.

Affection.org

Site de rencontre rempli d'étrangers cherchant des femmes française pour des mariages blancs.
Je n'ai pas mis de photo d'abord, de peur d'être reconnue mais aussi pour ne pas attirer la perversité.
J'ai déterminé des critères de recherches : entre 18 et 25 ans, quelques indication physiques puis la localité :  ile de france. Je voulais remédier à ma solitude, il était évident qu'une relation longue distance ne me conviendrait pas, je voulais du réel.

Trois pages entières s'affichent avec les résultats de mes critères :  ce qu'ils ont en stock.
Je veut remédier à ma solitude à tout prix, mais j'aime mon confort.
J'envoie alors le même message à tous les garçons qui me plaisent : «  Salut, j'aime tes cheveux . »
Pourquoi ce message? Parce que j'avais choisi que des mecs à cheveux longs, généralement bruns , tout simplement parce que j'aimais les cheveux longs.

« Twinkle_in_the_sky » me répond, on entreprend alors une discussion qui durera la nuit entière.
Il est originaire du sud, il est en école de stylisme , il est incompris du système, vis seul à Paris et se sens perdu et très seul.

Très vite, une relation s'installe , on se parle, on apprend à se connaître, chacun dans l'ombre de son écran. Viennent les échanges de sms et les coups de téléphone tard dans la nuit. Jusqu'au jour où il m'envoie «  je t'adore. », comme ça, gratuitement.

On décide alors de se rencontrer, rendez vous le jeudi soir, pour aller au concert d'All Angels Gone.
D'abord, je passe le chercher chez lui et boire un coup. On fait le décompte toute la journée par sms.
L'heure arrive, on se rencontre. Aux premiers abords, un jeune homme un peu bourgeois mais très gentil, très timide et mal dans sa peau. On met la télé pour se décoincer, on regarde le grand journal sur canal+. Il demande si on peut retarder l'heure du départ car il y a un invité spécial ce soir dans l'émission et il voudrait le voir avant de partir. En attendant, il roule un pet. L'animateur annonce l'invité de la soirée : Sarkozy. Eternelle écorchée vive, j'annonce la couleur cash :  «  ce mec il me débecte! » , il me répond «  Moi je l'aime bien, il me fait rire . » sur le coup, j'ai ris aussi. Mais c'est à ce moment là, où j'ai choisis de rire plutôt que de poser des questions, que tout à vraiment commencé et que j'aurais dû me sauver.

Le courant passe, on décide de se revoir deux jours plus tard, puis machinalement, j'ai commencé à venir chez lui tous les week ends, parfois même à sécher les cours le samedi matin pour débarquer chez lui dès le vendredi soir, jusqu'au dimanche soir.

Publié par Antiulcereuse

L'herméneutique d'une Narcotique

Samedi 13 décembre 2008 à 22:59

Désihinbée tous les week end par tant de différentes substances...
Où est l'envie d'écrire? Là quelque part...
Où est l'action d'écrire? Là sur ma peau...
Qu'en est-il de vos actions mademoiselle? J'en sais rien monsieur... Et pour cause, même là je suis encore défoncée.

Défoncée à l'écouter chanter toute sa folie, là devant moi, avec son copain qui l'enregistre...
Défoncée de toute cette coke, de toute cette beuh.
Défoncée de revivre....

Et merde, j'ai oublié de vivre, maintenant que je revis, j'ai oublié d'écrire.

Publié par Antiulcereuse

L'éther endort l'éthique

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