Il y a deux ans de cela, enfin presque deux ans, tu me prouvais ton amour en effaçant ton passé, en faisant de moi ton présent, en m'ouvrant une porte à ton futur. Avec un peu de mal, tu as jetées ces lettres de ces autres qui ne sont pas moi, qui ne seront jamais moi. Tu les as jetées en me demandant de t'en écrire autant, de combler, de remplacer ce vide en toi, de recréer ton passé. Seules 24 pages à écrire et je pouvais réecrire tes souvenirs.
J'en ai écrit, pas mal, elles ont toutes disparues après te les avoirs données. C'est un peu comme si je devais réecrire ta vie, la mienne : la notre à chaque fois.
Comme si je l'écrivais sur des feuilles diaboliques qui prennent plaisir à m'effacer. Un an et dix mois : des dizaines de disputes, des centaines de petits mots dans tes poches, des milliers d'appels et de sms mais aussi des coups durs. De ceux qu'on oubliera jamais, de ceux où je me suis ancrée en toi pour te porter vers la surface.
Toi et moi, bien plus que des mots et pourtant tu sais tant ils me blessent.
Tu ne connais même pas Steven
Narcotique
Le Monde Appartient aux Fous
Vendredi 11 décembre 2009 à 20:09
Publié par Antiulcereuse
Dimanche 16 août 2009 à 1:25
Retrouvé par hasard... Du temps où je bossais pour une merde d'entreprise, où je me suis renfermée sur moi-même.
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Cela fait six mois que je suis hôtesse d'accueil en CDI pour une société publique.
Je pourrais me vanter, et même être heureuse d'avoir obtenu, à mon âge, un CDI dans un des plus grands instituts français, mais non, la signature de ce CDI a été pour moi le début d'un enfer financier et psychologique.
Tout à commencé le 1er juillet 2008, après une longue dispute avec mon interlocuteur ANPE qui s'éfforçait à me rediriger vers (truc pour jeune en recherche de taf – 25 ans) qui elle même s'entêtait à me convaincre d'entrer en formation de secrétaire médicale, malgré mon discours sur mon besoin pressant de travailler, de me nourrir et non de me former. Ce jour-là, j'ai décidé que ça en était de trop et qu'il valait mieux que je me mette à chercher du boulot toute seule, puisqu'aucun de mes interlocuteurs ne pouvait entendre ma requête.
J'ai donc jeté un coup d'oeil aux offres d'emploi diffusées sur le net. J'y ai trouvé l'offre parfaite pour moi « Cherche hôtesse d'accueil-standardiste bilingue pour CDI ». A moi le CDI, et surtout l'appartement! Au téléphone, je suis tombée sur un monsieur hilare, qui m'expliqua où se trouvait le poste et en quoi consisterais mon job. Il pris mes coordonnées et me promis de me rappeler.
Une semaine plus tard exactement, un homme au nom jet-set m'appelle et me donne rendez vous le lendemain même, le mercredi 9 juillet pour un entretien d'embauche au fin fond des Yvelines, alors que le poste se trouve en périphérie de Paris. L'homme est même pas capable de me donner l'adresse tout seul, il est obligé de demander l'avis de plusieurs collègues. Peu m'importe, je le veux cet emploi, même si je dois me lever à 6h et partir à 7h30 pour arriver à 10h à l'entretien!
Comme prévu, j'arrive à 9h30 sur les lieux. Je tombe sur l'homme au nom jet-set que j'avais eu au téléphone la veille. Il m'amène dans une salle où il m'enferme pour que je remplisse une feuille de renseignement. Dans cette feuille, je dois répondre si j'ai fait mon service militaire , si j'ai un casier judiciaire, si j'ai des antécédents politiques (oui, j'ai mon grand père qui est mort du communisme-aigue, ça compte? Non mais c'est quoi ce terme?) etc etc...
Une fois fini, je lui ramène la feuille remplie, il la pose sous son café et me dit que les autres filles vont arriver, qu'il faut que j'attende. Je lui fait part de ma surprise , que je pensais que ça serait des entretiens individuels et non collectif, il me répond que je n'ai qu'à partir si j'y voyais un inconvénient. Je prend donc sur moi et me force à rester, après tout, je vais pas réinventer le monde, si je veux du travail, je vais devoir me taire un peu et arrêter de pester contre ces pratiques collectives que je trouve dignes d'un abbatage de bétail.
Dix heures et quart, je lui demande si je peux aller fumer. Il m'accompagne et me dit « on va encore attendre les autres une demi heure, si elles arrivent pas, on passera à l'entretien. ». C'est officiel, je suis à sa merci. Il décide d'appeler les trois autres candidates, aucune ne peut venir, c'est trop loin pour elles, elles ont abandonné l'idée. Je suis donc la seule candidate, le poste me revient de droit...
C'est alors qu'il m'explique que je vais être hôtesse d'accueil, en CDI, dans un institut de l'état à côté de Paris. J'aurais une « double casquette », c'est à dire deux chef, lui, mon employeur et un chef à l'institut mais juste pour le principe car nul autre que lui n'a de droit sur moi. Je comprends pas vraiment la subtilité au sujet de ce second chef sans droit mais ce n'est pas grave, j'ai enfin de quoi me payer à manger et surtout avoir mon propre toit.
C'est réglé, je rencontre les personnes de l'institut cet après-midi, il est onze heures, en attendant, je dois « prouver » mes compétences pour répondre au téléphone en remplaçant leur secrétaire qui est malade aujourd'hui. Deux heures « d'essai » qui ne me seront jamais payées.
Mon nouveau chef de secteur (celui au nom de jet-seter) m'emmène en voiture à l'institut . Là bas , je subit un interrogatoire par la commission d'embauche, constituée de la directrice de com, du directeur des affaires juridiques ( un petit cheffaillon, qui se révélera être un excellent délateur), la substitut du DRH et une autre qui était là par « curiosité ». Encore une question sur mes antécédents politiques et une autre, plus curieuse, sur ma « capacité à réagir en cas d'injustice », que dois-je répondre à ça? Je savais pas dans quel sens il fallait répondre, dire la vérité que j'ai une grande gueule et que j'aime pas les injustices ou mentir en disant que je veux juste faire mon boulot et m'occuper que de ça. J'ai préféré feindre l'incompréhension. Bref, je suis embauchée et je commence le 15 juillet.
Les deux premières semaines sont parfaites, un boulot normal, des collègues normaux. Le 2 aout, je perçois mon salaire sur mon compte : 350E sur le compte et une fiche de paie qui indique 750E pour les deux semaines. Chouette, quand je vais faire mon mois entier, je toucherais 1500E c'est la classe pour un premier CDI, j'ai le cul verni! Et puis mon collègue, l'agent de sécurité qui est dans la même boîte que moi m'a alerté pour rien en me disant qu'ils payaient toujours en retard notre agence. J'appelle tout de même mon agence de sécurité pour dire qu'ils se sont trompés sur le montant du virement, qu'il manque 400E, il m'explique que c'est normal, le reste viendra plus tard, petit problème de trésorie. J'aurais la suite que le 14 août sur mon compte. Mon collègue quant à lui, n'a pas bénéficié de ce petit acompte que j'ai eu, il n'a eu sa paie que le 14. C'est pas grave, ça arrive à tout le monde d'avoir des petits problèmes de trésorerie.
Août, j'attrape une gastro. Mon chef de secteur m'appelle la veille de ma reprise pour vérifier que je reprend bien le lendemain et dans la discussion, il me glisse « attention, ne soyez plus malade, j'aimerais pas être obligé de sévir, vous êtes encore en période d'essai! », alors que j'ai été malade quatre jours, avec un arrêt maladie en bonne et dûe forme. C'est sûement un moyen de motiver ses agents.
Je signe le bail de mon appartement le 3 septembre. Le seize, je n'ai toujours pas ma paie d'août.
Entre temps, les vacanciers sont revenus dans mon instituts et j'ignore si c'est mon visage ou autre chose mais ils me traitent « pire qu'une intérimaire » comme dit une collègue. Un d'eux s'aventure même à me répondre (après que je lui ai fait remarquer qu'il n'avait pas répondu à mon bonjour) « je suis ingénieur, dedans il y a génie, pas polie et puis vous ne faites pas partie de l'institut, vous êtes une externe. ». Bon ok, je suis prestataire, il va leur falloir un peu de temps pour accepter l'idée, ils sont un peu communautaire ici, ça va se calmer avec le temps.
Le 22 septembre, après avoir appelé mon employeur tous les jours depuis deux semaines au sujet de ma paie qui n'arrive pas, je décide de monter voir mon « chef qui n'a aucun droit » pour lui demander son aide afin d'obtenir mon salaire d'août. Il me répond qu'il n'a rien à voir avec moi et qu'il ne peut rien faire, je dois me débrouiller avec mon employeur. Heureusement pour moi, à mon insu, mon collègue M (l'agent de sécurité) m'avait cour-cicuité et était direct monté se plaindre au PDG de l'institut, dix minutes avant que je quitte mon poste, un coursier arrivait avec nos chèques de salaire. Etrange, ils m'ont compté 16h en plus d'absence pour maladie. J'ai eu ma paie, c'est déjà ça, je vais pas faire ma chieuse pour une erreur dans les heures.
Peu de temps après, juste avant octobre, je retombe malade et j'apprend que durant mon absence, je n'ai pas été remplacée. Alors qu'il paraît que mon employeur est obligé de me remplacer. Ce n'est pas mon problème, du moins je le pensais jusqu'à mon retour à l'institut où mon chef (qui n'est pas mon chef, le juriste) me met une soufflante parce que je n'ai pas été remplacée et qu'il n'y a eu personne à l'accueil pendant deux jours. Je lui explique que mon employeur était au courant de mon arrêt maladie et que ce n'est pas de ma faute s'il n'a pas su me remplacer. Peu importe pour lui, je suis la fautive, je n'avais pas à être « encore » malade.
Une heure après, je fais remarquer à la comptable de l'institut que mon employeur lui a facturé deux jours de trop ( ceux où j'étais malade et où je n'ai pas été remplacée), elle me répond qu'elle a vu mais que monsieur S ( mon chef qui n'est pas mon chef) lui a dit de les payer, que ce n'était pas grave. Je trouve ça bien étrange, après la soufflante qu'il m'a mise, qu'il trouve ça pas grave de payer deux jours pour rien.
Octobre arrive, plus aucune nouvelle de mon employeur, jusqu'au jour où on apprend qu'ils ont fait une liquidation judiciaire, par recommandé. Pas de panique, monsieur S m'a assuré que mon collègue et moi allons être embauchés par une nouvelle agence de sécurité. Nous travaillons donc 3 jours sans employeurs. Puis, le doute pendant deux jours, monsieur S a émis l'hyppothèse que finalement, on sera peut-être pas repris par le nouvel employeur, mais on doit continuer à travailler en attendant. Mercredi 8 octobre, notre nouveau chef de secteur va nous être présentés par les juristes de l'institut, nous allons signer nos contrats. Monsieur S nous assure la transparence, nous allons donc garder le même salaire, nous n'aurions pas de période d'essai puisque nous avons fait nos preuves et surtout, l'institut nous « offre » la première semaine d'octobre , elle nous sera payé puisque nous avons des soucis d'argents et aussi parce que nous avons travaillé trois jours sans employeur! M et moi voyons dans cette liquidation judiciaire un nouveau départ, une nouvelle chance, d'avoir un employeur qui tient la route et qui paie à l'heure!
Notre nouvel employeur et notre chef de secteur arrivent. Horreur, c'est encore l'homme au nom de jet-setter. Il nous explique tout fier de lui, que notre nouvel employeur est son meilleur ami et qu'ayant été victime comme nous de l'autre agence « mafieuse » (selon ses propres dires), il a été embauché par son ami, en échange de quoi, il devait négocier la reprise de tous les contrats que son ancien employeur à perdu. Monsieur S nous assure que c'est juste le temps de faire « une offre d'appel » car c'est la procédure et qu'au premier janvier, nous aurons une meilleure boîte qui nous paiera le 30 du mois en cours et qui aura une mutuelle. En attendant, monsieur S a veillé « personnellement » à ce que nous soyons payés au plus tard le 1er du mois suivant , sans période d'essai! Nous signons donc nos contrats en toute confiance. Ce n'est qu'après, que je m'apperçois comme une idiote que j'ai resigné pour trois mois de période d'essai et que l'employeur à jusqu'au 15 du mois suivant pour verser le salaire. Après avoir fait la réflexion à haute voix, les deux parties m'assurent qu'il me sera donné un avenant à mon contrat stipulant l'exactitude de ces deux détails.
En effet, mon jet-setter arrive une semaine après avec un avenant qui abaisse la période d'essai à un mois ( au lieu de trois) renouvelable...trois fois. Je me suis donc faite avoir. Quant à la date de versement de la paie, il n'en est question nullepart.
Le 7 novembre, toujours pas de paie, à fleur de peau, je crée alors un scandale dans l'institut.
Monsieur S est passé tous les matins me voir depuis le 25 octobre en me disant « on s'occupe de vous, tenez nous au courant pour votre salaire et s'il faut, on le rappèlera à l'ordre. ». Fouttaises, nous étions le 7 et toujours rien. J'ai donc décidé, d'en parler à toutes les personnes de l'institut qui m'appréciaient. Je suis remontée jusqu'à l'assistante du PDG. En sortant de son bureau, je tomba nez à nez avec Monsieur S. D'une très sale humeur, il m'explique que je devrais arrêter de lui faire du tort et que je perdrais à ce petit jeu. Il me suivit dans les couloirs une bonne dizaine de minutes afin de surveiller où j'allais.
Une heure après, l'assitante du PDG m'appelle et me dit que mon employeur doit m'apporter mon salaire aujourd'hui, et que c'est le PDG en personne qui s'en est occupé. Effectivement, le salaire est arrivé sauf qu'il était incomplet, il manquait la première semaine d'octobre (celle qui nous était « offerte ».). J'en fait donc la remarque, on me traite de menteuse. Il fallut que je fasse intervenir mon collègue et d'autre témoins pour qu'on nous dise « ça sera régulé la semaine prochaine! ».
Concernant le retard, l'employeur dit qu'il n'a jamais été question qu'on soit payés avant le 15 du mois d'après, le chef de secteur dit qu'on devrait être payés au plus tard le 1er du mois suivant mais que là ils ont eu un petit contretemps et à l'institut, le juriste-chef (qui n'est pas mon chef) nous as dit que c'était de notre faute à nous, d'avoir signé un contrat où il était écrit le 15.
Le lendemain, le juriste en chef descend me serrer la main en me disant « vous voyez que je me suis occupé de vous, c'est agaçant quand on fait quelque chose pour quelqu'un et qu'il est ingrat, vous avez crée un scandale pour rien, veuillez garder vos idées de rebellion pour chez vous, désormais. » . J'ignorais que demander à être payé de façon régulière est un acte de rebellion.
Mais je suis ravie de savoir que c'est « grace » à lui qu'on a eu la paie, même si je pense que l'appel en personne du PDG est le plus plausible.
Novembre se passe encombre, enfin presque. J'ai été en arrêt maladie les deux dernières semaines pour de mystérieux (mais néanmoins sérieux) problèmes de santé. J'attends ma paie de novembre avec impatience, car sans mutuelle, je perds beaucoup d'argent dans les multiples examens médicaux que je fais. Je retourne au boulot le 10 décembre. J'attends toujours ma paie de novembre ainsi que mes résultats d'examens, qui sont gardés en otage le temps que je puisse payer.
Je suis énormément fatiguée mais je suis en vacances du 19 décembre jusqu'au 5 janvier, je vais tenir le coup jusque là, et puis à la rentrée, j'aurais mon nouvel employeur!!
Quelques jours avant mes vacances, j'arrive avec 45 minutes de retard au boulot, suite aux grèves de transports. Arrivée à l'institut, la collègue qui me remplaçait en attendant mon arrivée ( oui parce que j'ai prévenu une demi-heure avant ma prise de poste que je serais en retard donc ils ont pu aviser!!) me dit de monter voir monsieur S. Arrivée là haut, il me dit que je suis trop souvent en retard ( oui, c'est vrai monsieur, j'ai été 3 fois en retard depuis que je travaille pour vous dont deux fois à cause des greves! C'est trop.) , et que je devrais prévoir large sur mon temps de transport.
J'essaie de lui expliquer que d'habitude, je suis là à 8h le matin (pour 8h30) tellement j'ai toujours peur des imprévus dans les transports. Il ne veut rien entendre, j'ai tort, il a raison. La prochaine fois, ça ne passera pas, déjà que j'ai eu beaucoup d'arrêts maladie et qu'il a rien dit alors faut pas abuser de sa gentillesse ! J'en parle avec mes collègues qui décident d'expliquer à monsieur S que je ne suis pas en retard, que c'est arrivé une ou deux fois mais que je suis plutôt ponctuelle et qu'il m'accuse à tort, lui qui est tout le temps enfermé dans son bureau et qui ne s'appuie sur rien dans ses accusations. Il leur répond qu'il sait mieux qu'eux. Eux qui bossent en trio avec moi à l'accueil. Concernant les absences maladies, nous ne prenons même pas la peine de justifier tellement ça nous parraît idiot. J'ai bien le droit d'être malade non? Manquerait plus que ça.
C'est pas tout mais la paie n'est toujours pas arrivée. Nous sommes le 17 décembre et toujours pas de paie de novembre! Excédée, après avoir demandé de l'aide à monsieur S qui m'a répondu « j'en ai ma claque de vos histoires, débrouillez vous, je ne devrais même pas interferer! Je ne suis pas votre employeur! » ( Quelle girouette celui là, hier il me disputait pour mes absences et mes retards et là, il se vante de ne pas avoir de poids sur moi et sur mon salaire?) , j'ai téléphoné au patron de l'agence. Après une violente dispute suivie de menaces (de ma part), il m'avoue avoir quelques problèmes financiers avec l'ursaaf mais il nous envoie tout de suite par coursier notre salaire : un chèque personnel du compte de sa femme. En effet, le chèque signé par sa femme arrive quelques heures plus tard, il sera crédité sur mon compte le samedi 20 décembre.
Le vendredi 19 décembre 2008, je reçoit un coup de téléphone de la nouvelle patronne au standard. Je lui demande quand est-ce que nous allons signer le nouveau contrat. Elle m'explique que justement, il y a un « petit problème » elle n'est pas sûre de pouvoir me reprendre car cela fait cinq mois et demi que je travaille pour l'institut , et qu'il faut six mois d'ancienneté pour appartenir à un site et non à un employeur. Du charabia pour moi, ce qui revient à dire qu'elle ne peut pas m'embaucher car je ne suis pas transférable, il me manque deux semaines d'ancienneté, mon patron peut me garder, mon CDI avec lui n'est pas rompu pour l'instant.
Elle me promis de me tenir au courant personnellement durant mes vacances.
Le lundi 22 décembre, malgré le fait que je sois en vacances, mon esprit est encore troublé par cette incertitude concernant la rentrée, je décide d'appeler mon employeur actuel pour savoir pourquoi il m'a pas transférée. Il m'explique alors qu'il a transféré mon dossier, qu'il n'a aucun « côté positif » à me garder, qu'il n'a pas de boulot pour moi et qu'en fait , il sais que le nouvel employeur est un anarqueur , qu'il prétend ne pas pouvoir embaucher les gens pour en fait placer ses propres agents sur les postes. J'essaie donc d'appeler la future patronne pour en savoir plus. Impossible de l'avoir, elle ne revient que le 5 janvier....
Je passe donc les fêtes de fin d'année hantée par la peur de revenir en janvier et de ne plus avoir mon emploi, surtout que mon fiancé vient d'être licencié. 2009 s'annonce incertain.
Le 2 janvier, je consulte l'état de mon compte bancaire sur internet, et je m'apperçois que mon salaire de novembre , le chèque personnel de sa femme n'est autre qu'un chèque en bois.
La banque m'a donc retiré ce qu'elle m'avait crédité.
Je commence donc l'année à découvert de 850E. La banque me dit qu'il n 'y a rien a faire , hormis attendre qu'ils me paient et leur faire payer mes agios. Nous comptons ensemble le montant de mes agios (dûe aux versement de salaires tardifs) depuis juillet, le montant s'élève à 326 e et des poussières. Evidemment, l'employeur reste injoignable. Et dire qu'il y a aussi ma paie de décembre qu'il me doit. Deux mois de salaires.
J'appelle l'agent de sécurité pour savoir si lui aussi à été victime d'un chèque en bois.
En effet lui aussi. Mais il a surpris une discussion intéréssante pendant les vacances, entre monsieur S et la nouvelle patronne. Ce fameux S lui disait de ne pas me réembaucher car j'étais « tout le temps en retard ou absente » et aussi « désinvolte, irrespectueuse et rebelle ». C'est donc ça, c'est S qui n'a pas digéré mon insurrection face aux problèmes financiers que leur prestataires m'ont causés.
Nous venons de commencer 2009, je suis à découvert de 850E, je n'ai donc pas eu mes deux derniers salaires et je suis dans le doute depuis plus de deux semaines, vais-je garder mon emploi?
Ou ai-je été trop loin en demandant d'être payée à « l'heure »?
Une chose est certaine, il y a quelque chose de pourri dans l'empire du public, quelque chose de pas clair. Comment un institut de recherche peut cautionner de telles magouilles financières? Car après tout, mon employeur lui, il a reçu de l'argent de l'institut pour lequel je travaille. Il n'y a que mon collègue et moi qui travaillons gratuitement! J'ai l'impression d'être du bétail et malheureusement, je ne suis pas la seule à être traitée ainsi. Je crois qu'il est temps de jeter un oeil à toutes ces société de prestations mafieuses, que les société publiques font tourner et protègent.
De toute façon, j'ai besoin de payer mon loyer, alors s'ils me gardent, je me tairais...
Publié par Antiulcereuse
Vendredi 24 juillet 2009 à 0:10
Sentiments de panique, de peur, d'insécurité et de tristesse térrifiante.
Pensées injustifiées et incrédibles aux yeux de l'autre,
je suis victime de la gangrène sentimentale qu'est
cette putain de jalousie.
Pleine de rebondissements, et d'imagination,
la jalousie survient sans prévenir
et peut anéantir d'une seule
pensée le bien-etre
du malade.
Vicieuse, elle peut s'imiscer et mettre le doute
ou déformer la vision de toute chose
aussi sûre soit-elle.
Ainsi , le malade, éprise d'une fièvre jalouse
peut avoir des hallucinations quant à
l'occupation qu'a réellement
l'être aimé, au travail,
par exemple.
Bien souvent ces doutes et hallucinations
paraissent pour du "n'importe quoi"
auprès de l'amant, mais ne sont pas
sans blesser et éreinter le malade.
On dit que la jalousie prouve l'attachement.
Moi je pense qu'elle relève de la névrose.
Pensées injustifiées et incrédibles aux yeux de l'autre,
je suis victime de la gangrène sentimentale qu'est
cette putain de jalousie.
Pleine de rebondissements, et d'imagination,
la jalousie survient sans prévenir
et peut anéantir d'une seule
pensée le bien-etre
du malade.
Vicieuse, elle peut s'imiscer et mettre le doute
ou déformer la vision de toute chose
aussi sûre soit-elle.
Ainsi , le malade, éprise d'une fièvre jalouse
peut avoir des hallucinations quant à
l'occupation qu'a réellement
l'être aimé, au travail,
par exemple.
Bien souvent ces doutes et hallucinations
paraissent pour du "n'importe quoi"
auprès de l'amant, mais ne sont pas
sans blesser et éreinter le malade.
On dit que la jalousie prouve l'attachement.
Moi je pense qu'elle relève de la névrose.

Publié par Antiulcereuse
Vendredi 26 juin 2009 à 22:34
J'ai perdu mon stylo plume, j'ai retrouvé ma lame de rasoir.
Est-ce un signe?
Le passé m'aurait-il rattrapée?
Je pensais être heureuse jusqu'à ce goût de sang revenu dans ma bouche.
SUICIDE.
Sept petites lettres que j'ai tant affectionnées par le passé et qui me sont revenues en pleine gueule au moment où je m'y attendais le moins, au moment où j'en avais fait mon deuil.
Un rasoir et des clopes.
Résumé succinct d'une vie qu'il qualifie de "merde".
Des lettres de ce clone de moi que j'appelais "chienne" où je prétendais mourir un jour écrasée par mon frigo.
Quelle genre de mort rêvais-je d'avoir?
Il y'en a près de moi qui ont choisi de plus belles fins.
Pourquoi laisserais-je cet honneur à un banal frigo?
De la rage et un rasoir.
Eux ils n'ont pas oublié leur but en cours de route.
Le bonheur n'est-il pas un mirage que l'on se construit de toute pièce?
Saurais-je reconnaitre la différence entre croire être heureux et l'être vraiment?
De la musique et un rasoir.
J'écoute la musique de mon adolescence, retrouvant de vieux ressentiments.
N'ai-je pas tendance à chercher un saint-bernard dans toutes les formes humanoïdes males?
Le plaisir d'être sauvée des affres de mon âme.
Et pourtant, j'ai appris à vivre dans ces affres, à y trouver ou créer mon bonheur même avec des éléments éphémères.
Ça fait quelques années que je croyais avoir mis une cale sous mon frigo, avoir éloignée cette obsession de la mort désirée.
Un rasoir et un doute...
De toute façon mon frigo ne fait pas plus d'un mètre...
je ne risque rien pour cette fois.
Est-ce un signe?
Le passé m'aurait-il rattrapée?
Je pensais être heureuse jusqu'à ce goût de sang revenu dans ma bouche.
SUICIDE.
Sept petites lettres que j'ai tant affectionnées par le passé et qui me sont revenues en pleine gueule au moment où je m'y attendais le moins, au moment où j'en avais fait mon deuil.
Un rasoir et des clopes.
Résumé succinct d'une vie qu'il qualifie de "merde".
Des lettres de ce clone de moi que j'appelais "chienne" où je prétendais mourir un jour écrasée par mon frigo.
Quelle genre de mort rêvais-je d'avoir?
Il y'en a près de moi qui ont choisi de plus belles fins.
Pourquoi laisserais-je cet honneur à un banal frigo?
De la rage et un rasoir.
Eux ils n'ont pas oublié leur but en cours de route.
Le bonheur n'est-il pas un mirage que l'on se construit de toute pièce?
Saurais-je reconnaitre la différence entre croire être heureux et l'être vraiment?
De la musique et un rasoir.
J'écoute la musique de mon adolescence, retrouvant de vieux ressentiments.
N'ai-je pas tendance à chercher un saint-bernard dans toutes les formes humanoïdes males?
Le plaisir d'être sauvée des affres de mon âme.
Et pourtant, j'ai appris à vivre dans ces affres, à y trouver ou créer mon bonheur même avec des éléments éphémères.
Ça fait quelques années que je croyais avoir mis une cale sous mon frigo, avoir éloignée cette obsession de la mort désirée.
Un rasoir et un doute...
De toute façon mon frigo ne fait pas plus d'un mètre...
je ne risque rien pour cette fois.

Publié par Antiulcereuse
Mercredi 22 avril 2009 à 0:54
Je sens un bout de gangrène sur mon coeur.
Dans les foules en perdition, j'erre sans convictions,
laissant la musique me guider ,
puisque c'est elle qui me fait aimer.
L'âme usée et le corps vieilli, je ne....

Dans les foules en perdition, j'erre sans convictions,
laissant la musique me guider ,
puisque c'est elle qui me fait aimer.
L'âme usée et le corps vieilli, je ne....

Publié par Antiulcereuse
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